20100224 - Cronaca di un amore (Chronique d'un amour) - Michelangelo Antonioni - 1950 - Italie

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20100224 - Cronaca di un amore (Chronique d'un amour) - Michelangelo Antonioni - 1950 - Italie

Message  Scorpio Killer le Mar 9 Mar - 1:25

http://www.imdb.com/title/tt0042355/
Post initial du 26/02/2010 (A.V.)


L’histoire : sept ans après son mariage, un riche industriel demande à
une agence spécialisée de mener une enquête sur le passé de son épouse
Paola dont il ne sait rien. Un détective obtient quelques précieux
renseignements, notamment le nom du grand amour de la jeune femme à
cette époque, Guido. Ce dernier était fiancé à une autre de ses
camarades avant qu'elle ne soit victime d'un surprenant accident.
Guido est averti de la visite du détective et en informe Paola. Cet
évènement permet aux deux anciens amants de se revoir et l'amour
renaît entre les deux.

C’est le 1er long métrage d’Antonioni.

L’actrice principale, Lucia Bosé est tout simplement sublime, une
femme fatale. C’est d’ailleurs très bien amené dans le film car au
début on ne voit son personnage qu’au travers de photos et de la
progression de l’enquêteur. Je pense que cela ne fait qu’attiser notre
intérêt pour ce personnage et lorsqu’elle apparaît, les bouches
restent ouvertes (et la bave qui dégouline pour les garçons…)

On aurait pu passer à côté de cette actrice, puisque Antonioni
espérait une autre actrice pour le rôle (Gene Tierney). Lucia Bose
venait d’être élue miss Italie et elle avait 19 ans au moment du
tournage (ça rassure un peu les filles parce que nous aussi y a 15 ans
on était plus fraîches et sveltes:) ). J’ai découvert également que
c’est la mère de Miguel Bosé l’acteur au double rôle de juge et
travesti dans talons aiguilles, on reconnait la même silhouette
parfaite...

On trouve dans ce 1er film des thèmes chers à Antonioni sur le couple
et ses difficultés de communication mais aussi sa manière esthétique
de filmer. J’avais un peu peur que le film soit lent et ennuyeux mais
j’ai trouvé que le côté film noir donne du rythme et les mouvements
sont nombreux surtout lors des rencontres des 2 amants.

Pour la fin du film on a quelques désaccords:
- Tao et Hanae pensent que Guido (l’amant) a tué le mari.
- Emilie, Scorpio et moi pensons le contraire puisqu’il sort son
pistolet, hésite et finalement le range. Au moment où on entend
l’accident au loin il sort une cigarette.
Vu le degré d’alcoolémie ambiant autant vous dire que c’est la 2ème
explication qui est la bonne…

Pour moi c’est ça qui rend la fin du film encore plus tragique: Paola
passe du statut de manipulatrice qui domine son amant pour se
débarrasser de son mari à la femme trahie et abandonnée. En effet
après l’accident de son mari, la police débarque chez elle. Croyant
que celle-ci vient l’arrêter, elle fuit et retrouve son amant qui lui
fait part du quiproquo, de sa lâcheté puis s’en va. Au final on s’est
demandé si ce n’était pas fait intentionnellement que le personnage
masculin soit aussi faible pour sublimer le personnage de Paola. Pour
le côté tragique on a aussi le mari qui en enquêtant sur sa femme pour
savoir si elle est vertueuse la pousse à le tromper et finit mort par
accident.

En conclusion rien de subversif dans ce film (on a quand même cherché
pour être sûr !). Mais j’ai bien aimé que certains membres fondateurs
fassent l’impasse ça nous a permis de voir un film classique certes
non subversif mais fort intéressant


Dernière édition par Scorpio Killer le Mar 23 Mar - 3:14, édité 1 fois
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Re: 20100224 - Cronaca di un amore (Chronique d'un amour) - Michelangelo Antonioni - 1950 - Italie

Message  Scorpio Killer le Mar 9 Mar - 1:27

Scorpio Killer le Lun 1 Mar - 16:35

Post initial du 26/02/2010 (Scorpio)

En ce qui concerne la fin du film, Hanae et Tao se trompent, c'est sûr.
Maintenant, ce qui est possible, c'est que le mari, qui vient d'apprendre la vérité sur la liaison de sa femme, se soit suicidé en ayant volontairement un accident de voiture...
Dans tous les cas, l'amant est un être faible et fade, peu mis en valeur comme l'a fait remarquer La Teigne.

Un tel film doit faire partie du Cercle des cinéphiles, même s'il est effectivement difficile de le considérer comme subversif.

Quoique... d'un autre côté, par la suite, le cinéma d'Antonioni peut être qualifié de subversif d'un point de vue formel. En effet, il ne raconte pas, ou peu d'histoire et utilise sa caméra d'une façon très déconcertante.
Or ce premier long métrage, qui emprunte encore de nombreuses caractéristiques au film noir, est déjà annonciateur de ce que deviendra le cinéma d'Antonioni par la suite, avec, comme l'a fait remarquer fort justement La Teigne, le thème de l'incompréhension entre la femme et l'homme.
Il n'est pas subversif en lui-même, mais est fondateur de ce que deviendra le cinéma du maître italien par la suite, qui a provoqué de nombreux scandales dans le monde du cinéma tout au long de sa carrière.
En cela, il a sa place au Cercle des cinéphiles.
Un autre Cercle, un autre regard.

Nous aurons l'occasion de reparler de ce qui justifie qu'un film soit au Cercle ou non (notamment avec les autres membres fondateurs quand ils seront de retour ;-)
Il faudra avoir un topic sur le sujet dans le forum...
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